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Publié par isabelle kévorkian

Comédie à l’italienne.

Andréa Vitali se rappelle le cinéma de Gassmann, Tognazzi et Laura Antonelli.

 

Cette comédie peut sembler désuète, en réalité elle est d’une modernité féroce et d’une fantaisie tout à fait conseillée en ces temps moroses. Une vraie bouffée d’air transalpin. Tandis que Firmato Bicicli, veilleur de nuit et protégé du maire de Bellano, fête son anniversaire en forçant sur le cognac, de pathétiques voleurs s’introduisent dans l’hôtel de ville. Firmato, orgueilleux, va alors tout tenter pour résoudre cette énigme qui l’embarrasse. Parallèlement le chef des carabiniers, parfait cabotin, mène l’enquête en s’occupant tout particulièrement de la plantureuse Anna Montani, une Modiste qui n’attend qu’une chose : officialiser son veuvage trouble et refaire sa vie avec un escroc fortuné. Où est la vérité dans ce récit rocambolesque ?

Les personnages sont bien campés, à l’aise dans leurs décors. L’écriture de cette histoire aux accents de commedia dell’arte est nerveuse, spirituelle et réjouissante. Les chapitres courts sont efficaces et porteurs d’un vif suspense. Bref, la construction est habile. L’ironie et l’insouciance présentes à chaque page. Andréa Vitali a l’art de remettre au goût du jour la comédie à l’italienne et l’on croise avec enthousiasme dans son nouveau roman des personnages hauts en couleurs, dignes descendants de Vittorio Gassman, Ugo Tognazzi, Alberto Sordi, Nino Manfredi, Toto, Laura Antonelli ou d’autres figures iconoclastes et attachantes, qui font de ces petites séquences picaresques de vrais moments jubilatoires.

 

Andréa Vitali, "La Modiste", éditions Buchet-Chastel, 416p., 23€

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