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Publié par isabelle kévorkian

Je traverse désormais l’avenue de Suffren pour me rendre au travail. L’occasion de me rappeler l’histoire liée à l’amiral Pierre André Suffren, ayant fait l’objet d’un court article rédigé par mon père sur le blog : www.amedenosmairns.fr

            Originaire de la région de Saint-Tropez, et désormais résidant pour partie à Plougonvelin - Le Trez-Hir (Finistère nord), mon père est un ancien ingénieur des constructions navales au Ministère de la Défense. Retraité, il s’intéresse aux choses de la mer. Il est administrateur de l’association « Aux marins » et pilote de la commission « recherche historique ». A ce titre il a rédigé l’article en question, évoquant le rapport avec la statue du Bailli de Suffren du port de Saint-Tropez. Précisons que l’association rend hommage aux marins morts pour la France, par l’apposition d’une photo, leur appartenant (avec l’accord des familles), sur les murs du cénotaphe implanté sur la pointe de Saint-Mathieu, commune de Plougonvelin - Le Trez-Hir (voir le site «www.auxmarins.net »). Le Bailli de Suffren ou Le Suffren de Saint-Tropez est considéré comme un enfant de Saint-Tropez, où il a demeuré. Quel est le lien, me direz-vous ? Eh bien lisez cette légende, et méditez sur le rapport audacieux imaginé par mon père entre Saint-Mathieu et Saint-Tropez (aurait-t-il été influencé par ma mère, originaire de la région de Saint-Mathieu ?)

Les Tropéziens vénèrent leur glorieux patron, le capitaine Torpes, grand officier de la cour de Néron , chaque 17 mai, lors de la « bravade de Saint-Tropez ». Néron le fera décapiter, en l’an 68, parce que converti au christianisme. Le corps, sans tête, de Torpes fut alors mis dans une barque, avec pour seuls compagnons un coq et un chien. La barque glissa sur l’Arno et vint s’échouer sur les rives de la presqu’île où des mains pieuses recueillirent ce corps décapité. Cependant, par la suite, les restes de ce corps n’ont jamais été retrouvés. Torpes, martyr, devint Tropez et reste la figure légendaire de ce village. Quant au coq, il fut retrouvé dans un champ de lins au milieu d’habitations. C’est ainsi qu’il donna le nom au village : Cogolin. Un parallèle peut être fait avec le martyr Saint-Mathieu de Fine-Terre, apôtre du Christ, dont les reliques auraient été dispersées. Allons plus loin dans l’esprit des légendes, en effet, la tête de l’apôtre Saint-Mathieu ramenée d’Afrique aurait fait l’objet de vénérations en terre du Léon : « et si la tête de Saint-Mathieu était celle du capitaine Torpes ? »

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