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Publié par Isabelle Kévorkian

Trois jours au Carrousel du Louvre pour imaginer sa première collection d’œuvres d’art, ou la compléter. C’est par la photographie que fotofever propose de relever le défi, en commençant par visiter un appartement témoin. Une cinquième édition de la foire de la photographie contemporaine qui réunit 70 galeristes de tous continents, 200 artistes dont un espace dédié à la génération émergeante : Young sur fond bleu, océan des possibles et des imaginaires.

 

fotofeverEn chiffres

Les œuvres majeures proposées à la vente, sélectionnée cette année, sont toutes inférieures à 5.000 euros (pastille jaune) et, pour parler chiffres, les organisateurs en ont retenu 3 : 48%, la progression de l’indice des prix de la photographie en 15 ans au vingtième siècle ; 1560 $, le prix moyen des œuvres photographiques adjugées sur la première moitié de 2015 ; La France occupe la 3ème place sur le marché de l’art mondial (9%). La photographie contemporaine permet à notre pays de rayonner hors des frontières hexagonales et même européennes, l’impact de fotofever n’est pas neutre.

 

fotofeverEn lettres

A : comme auteur. Premier élément constitutif d’une œuvre photographique qui trouvera sa place sur ce marché de l’art contemporain. Sa renommée certes, son approche, son âge, s’il a reçu un prix, la galerie qui le représente : autant de composantes qui contribuent à la visibilité d’un artiste photographe. Q : comme qualité artistique. Une notion plus subjective, qui intègre aujourd’hui le numérique et les smartphones qui font de chacun de nous des photographes, parfois même des photo-reporters. Ce qui importe, dans le Q, c’est l’œil moins que l’appareil utilisé. T : comme tirage, qui doit refléter l’intention de son auteur. E : comme édition et le principe de rareté prévaut : « Moins il y a d’exemplaires d’une même photographie, plus sa valeur est potentiellement grande ». F : comme fabrication qui, outre les matériaux, machines et techniques, considère aussi le temps de réflexion et de réalisation, qui s’étale bien souvent sur plusieurs années.

 

fotofeverCoups de cœurs

Une œuvre photographique n’en demeure pas moins une expression artistique qui reflète la sensibilité d’un auteur, un sujet particulier, un engagement. Ce qui est projeté n’aura pas la même résonance auprès de vous, de moi. L’équipe de fotofever a décrypté 3 œuvres exposées : « La leçon de natation », série Les Thermes, 2014, de Muriel Bordier (ton humoristique pour décrire la société contemporaine stéréotypée, autour d’un élément récurrent : l’eau), proposée à 5.000 € (Galerie Annie Gabrielli). « Italian Riviera », série Tuscany, 2016, de Antoine Rose (angle vertical, suspendu au patin d’un hélicoptère, pour une vision décalée de scènes quotidiennes), proposée à 4.000 € (Galerie Xin Art). Enfin « Das Album #27 », série Album, 2011-2016, de Torsten Solin (clichés sociaux exposés en mode vintage, non sans une ironie grinçant), proposé à 3.000 € (Galerie Hiltaxsky).

 

fotofeverIl y en a pour tous les goûts : sports (Jean-Denis Walter, 5K8K Photo Gallery, Galerie STP), nus (Hilton, Asmus Foto, In The Gallery, ART22 Gallery, Artphotoby Galerie Sophie Leiser), portraits (Zen Foto Gallery, About Art, Rademakers Gallery), hommes-oiseaux (Courcelles Art Contemporain), paysages (Little Birds Gallery, Archivio Fotografico Italiano, Fifty Dots Gallery, Arte Globale), cosmos (Galerie C, Duncan Miller Gallery), animaux (Galerie Van Campen & Rochtus, VT Artsalon), cinéma (Gratadou Intuiti, G3J Editeur & l’Arche Editeur), actualité sarcastique (Chris Boïcos Fine Arts), prisons et lieux désaffectés (Artistics), natures mortes (6x7 Leica Gallery Warszawa, Art22 Gallery), icônes de la peinture revus et corrigés (Art Deal Project), illusions d’optiques : la photographe Keren remporte la palme avec sa série Bereshit -2002 (Galerie Lélia Mordoch), l’automobile (Galleria Spaziofarini6). La Galerie Thierry Bigaignon expose une série originale de Catherine Balet qui a détourné certaines prises de vue emblématiques (Doisneau, Ronis…). Le résultat est surprenant. La tour de Babel semble avoir inspiré de nombreux artistes (Fisheye Gallery, et mon coup de cœur perso : Eric de Ville, Art22 Gallery).

fotofever

 

 

 

 

 

Le Japon occupe une place prédominante et, parmi les artistes exposés, je retiendrai celui-ci, qui photographie deux sœurs libres, dans la nature : Yuki Aoyama (Younique).

Les magazines sont présents également, comme Technikart qui présente, entre autres, une prise de vue étonnante de Mélania Trump au fouet.

La photo, c’est aussi les couleurs, celles de la vie, et le mouvement (Dith Gallery, Die Mauer,  Galerie C) !

fotofever

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repartez avec votre propre cliché un peu barré, tout en chaussettes : Soc kit ! C’est joyeux et ludique, ça pétille : avec le concours de FrenchCowboy (2ArtAngels), car la photographie et collectionner, c’est aussi ça « une rencontre avec soi-même : l’émotion générée par l’œuvre donne envie de posséder et de vivre avec ». Les Kids ont aussi leur espace « Les p’tits collectionneurs », des conférences et discussions sont organisées avec un artiste chaque jour.

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www.fotofeverartfair.com