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Publié par Isabelle Kévorkian

Le Comptoir Général
Le Comptoir Général

Vous restez à Paris cet été ? Pas de vacances ? Ça, c’est ce que vous croyez. En vérité : partez, évadez-vous, aérez-vous, lâchez tout et embarquez. On the road, Fly away with me, c’est dans Paris, en plein cœur, que ça se passe. Le Comptoir Général vous attend, pour commencer, quai de Jemmapes, Canal Saint-Martin, Paris Est, ni vu ni connu, fin fond d’une cour, à l’ombre d’un immeuble saupoudré de graffitis street-art. Puis traversez les boulevards tumultueux de la capitale, de l’autre côté, dans le quartier du Marais, face Carreau du Temple, au son des oiseaux qui piaillent comme un orchestre qui s’accorde, renouvelez votre garde-robe, trouvez le style qui vous correspond, celui qui vous raconte, et rafraîchissez-vous d’un mocktail de fruits pressés: c'est Le Marché Noir. Mélanges aussi savoureux qu’improbables. Dépaysement garanti. Qui se cache derrière ces endroits insoupçonnables, en train de réinventer notre mode de vie avec panache, mêlant une certaine idée de l’élégance surannée et du voyage d’écrivain ?

Aurélien est français. Fan de Walt Disney, de pop culture et d’exotisme. Amah vient du Togo. Il chine la fripe rare et accommode les saveurs avec audace. Tous deux sont attirés par les continents africain et asiatique, l’atmosphère vaporeuse et humide des anciennes capitales coloniales et des comptoirs commerciaux. Il y a du Duras dans l'air, contre le Pacifique, ou l'Indochine de Régis Wargnier.

Ensemble, les deux compères dirigent le Groupe Walt, qui conquiert une présence exotique dans la capitale, à travers des lieux où l’on s’invente des souvenirs folkloriques, une mémoire romanesque, des instants picaresques. Carnet de bord dans une main, café-crème dans l’autre, mélangé à ce Rhum parfumé introuvable ailleurs, Kimono ajusté, prenez-vous pour un hobo et laissez-vous surprendre, en toute légalité, sans une once de clandestinité.

Le Comptoir Général

D’abord la cantine. Tables en Formica et chaises d’écoliers pour déguster un poulet épicé, des accras ou un burger indien. Bollywood s’achève, après les Anciennes Indes Britanniques et avant l’ambiance japonaise en août. La carte s’adaptera. Avant, c’était la saison Caraïbes. Entre temps vous aurez trouvé votre compagnon de route comme, en d’autres circonstances, Kerouac et Cassady. Ensuite un couloir feutré-bleuté rappelle le luxueux train de James West et Artemus Gordon. Les Mystères de l’Ouest se profilent. Que vous croyez ! Parce qu’à bâbord le bar à cocktails déjoue vos plans. Invitation Tahiti Tiki fifties. Plus loin, si vos préférez, optez pour un café Le Petit Noir, grains maison et mousse aux formes à plusieurs étages comme des nuages. Chacun y lira la forme qui le définit. Errez dans la pièce au sol à damier, où les plantes poussent à même la terre dans un coin qui leur est dédié. Vous pouvez même en acheter, ou simplement contempler cette jungle extraordinaire depuis le jardin sur cour. Longez le bureau, la Remington, le meuble d’apothicaire, et vous voilà sous la boule-à-facettes dans l’alcôve disco eighties. C’est orange-turquoise et ça balance. Installez-vous sur une banquette de velours capitonnée, sous un lustre à pampilles, comme Scarlett O’Hara aurait pu l’oser. Cosy-saloon. Posez votre verre sur un bidon d’huile ou un vieux tonneau détourné. A tribord, le bateau pirate est à quai, sa figure de proue fière, prête à l’abordage. Entièrement reconstitué sur plans. A bord, la rhumerie Saint James vous offrira ses meilleurs crus, dont le Royal Ambré 45 degrés, face à la salle de bal. Sur le pont, à l’étage, vous privatiserez une salle pour vos discussions feutrées, entre gentlemen, femmes de vertu et adultes consentants. Le pont supérieur, quant à lui, outre la vue sans horizon qu’il vous offrira, abrite une boutique : carnets, machines à écrire, vêtements, malles, sacs, tissus, arts de la table et objets décoratifs, bijoux, affiches de films détournées d’inspiration Tarantino Kill Bill. Servez-vous. C’est éclectique, cosmopolite, underground, alternatif, iconoclaste, flibustier, mercenaire, c’est le qualificatif que vous voudrez, c’est surtout à découvrir pour un voyage inattendu, aux mille surprises. Néo-dandy, néo-aventurier, néo-beat, néo-corsaire ou sans référence précise puisque c’est nouveau, à Paris et nulle part ailleurs. Boucaniers, nous voilà !

L’endroit accueille des groupes, des séminaires ou conventions jusqu’à 150 personnes, avec matériel intégré, même la possibilité de projections vintage sur grand écran, et aussi les familles ambiance brunch le week-end ( privatisation@lecomptoirgeneral.com ).

Connectez-vous au site pour découvrir les prochaines escales, après le Japon et son partenaire Kowabunga : les fonds sous-marins puis le grand nord pour les amateurs de frissons, mais aussi les concerts et happenings. La légende dit que la file d’attente longe le canal le soir, sous la lune qui scintille. Au total près de 300.000 visiteurs passent chaque année par là. Cet endroit étonnant hébergeait, à l’origine, des chevaux de hallage qui remontaient les bateaux le long du canal, puis s’est transformé en menuiserie, avant de brasser les populations et de fédérer la diversité culturelle parisienne sur 800 m2, pour un voyage perpétuel. Autant dire que l’accès au quai ne s’improvise pas, c’est comme un pèlerinage !

80 Quai de Jemmapes, Paris

www.lecomptoirgeneral.com

Le Marché Noir

Vous arrivez en Afrique de l’Ouest, parmi les Westafs. Au Royaume de la sape : 600 m2 à votre disposition. Amah part deux fois par an sur ce continent, le sien, dénicher des habits bien inutiles sur place, qui ici, dans la capitale, donnent une allure et différencient. Les historiques Rois d’Afrique surveillent la tenue, l’aristocratie et la distinction dans chaque robe, blouse ou salopette qui sera essayée dans le salon-boudoir rose houppette. Les connaisseurs ne s’y trompent pas et viennent faire évaluer leurs fripes et accessoires, c’est dire ! Gants et sacs côtoient les bandanas et bermudas Mickey, dans une déco digne des temples Dogons. Amah explore le vêtement « des caves de nos aïeux aux marchés noirs », il exerce son œil, assemble, récupère, redonne une âme et un style aux pièces oubliées, qui semblent comme neuves. C’est lui qui a créé la Fabrique du style, il a été directeur de casting, autant dire qu’il ne regarde pas à la légère. Une fois les essayages terminés, à l’abri des plumes d’autruches, prenez place sur les chaises en osier, sous les ventilateurs et lustres aux proportions démesurées. Le plafond rejoint le ciel. Au fond, il y a un escalier : il ne mène nulle part, cimenté. Peut-être bien qu’avant, il voyait passer des amours secrètes ? Salon de thé, gâteaux maisons et fameux mocktails ! Ces mixages inédits de fruits frais. Comme au Comptoir Général, tout est faussement authentique : le marbre et les céramiques, les moulures et les plantes sauvages. Parfum voluptueux et enivrant. Les vêtements et accessoires sont disponibles sur le site e-boutique. Inutile de résister, quand l’appel est si fort !

18 rue Perrée, Paris

www.marchenoir.co

www.instagram.com/marchenoir_paris

www.walt-agency.com

Le Comptoir Général
Le Comptoir Général
Le Comptoir Général
Le Comptoir Général

Le Comptoir Général

Le Marché Noir
Le Marché Noir
Le Marché Noir
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