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Publié par Isabelle Kévorkian

The Velvet Underground
The Velvet Underground

Entre underground et sir James l’été sera meurtrier. Les deux expositions commencent par des mots. Ceux de Walt Whitman et d’Allen Ginsberg, poètes phares d’une génération beat d’un côté, et de l’autre ceux des romans de Ian Fleming (écrits sur sa Royal Quiet De Luxe en or). Si The Velvet est chronologique, James Bond thématique. Avec une concentration autour de figures mythiques : Nico, révélée par Marcello Mastroianni et ses boys, de John Cale et Lou Reed à Andy Warhol, en passant par Jonas Mekas. Ils incarnent le New York spirit d’une époque expérimentale, qui cherche des solutions pour coopérer et créer sans moyens, dans un contexte de crise économique et d’immigration. En face : James Bond et ses Girls, Ursula Andress, Halle Berry, Lois Chilles, Sophie Marceau, (et l’énigmatique féline chatte blanche Diamond Chokhz). L’enjeu est de flinguer les méchants, de Blofeld à Requin aux dents d’acier. Un personnage assure les connexions des expos : Barbara Rubin, du haut de ses dix-huit ans rassemble les artistes émergeants au Café Bizarre, avant la naissance du groupe mythique à la Factory. Au cinéma, c’est M qui coordonne les opérations, depuis son bureau reconstitué, accompagnée de Q et sa section recherche et développement. Les deux expositions consacrent une partie non négligeable aux photos, croquis, story-boards, dessins et pièces à convictions emblématiques. Pistolet d’or de Scaramanga ou lunettes de soleil finition platinée brossée dorée de Cartier. Vinyles pop, déclinaison de pochettes à la banane, médias meanstream soignés côtoient la presse traditionnelle qui s’essouffle, affiches et installations vintage. Une atmosphère souterraine sulfureuse. Placements de produits, marques de renom, gadgets et inventions improbables pour James Bond, films érotiques projetés dans une black room, et un héritage incomparable pour The Velvet : Patti Smith et Robert Mapplerthorpe, David Bowie, Bob Dylan, Etienne Daho. La chatte blanche de l’artiste Alain Séchas est aussi présente : « Peace and Love ». Prenez le métro pour l’Amérique bruyante et interlope du Velvet, puis embarquez à bord d’une montgolfière ou d’une Aston Martin DB10 et partez en terres inconnues, frayez-vous une place au casino en sirotant une vodka-martini… Cet été : flambez la banane par les deux bouts.

The Velvet Underground New York Extravaganza, à la Philharmonie, jusqu’au 21 août : www.philharmoniedeparis.fr

James Bond 007, 50 ans de style, à la Grande Halle de La Villette, jusqu’au 4 septembre : www.jamesbond007-exposition-paris.fr

A retrouver dans le dernier Service Littéraire

James Bond 007, l'exposition
James Bond 007, l'exposition

James Bond 007, l'exposition