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Publié par Isabelle Kévorkian

Amertume #JDMF15
Amertume #JDMF15

Vendredi 23 octobre. La Journée du Manuscrit 2015 a célébré l’écrit, le livre et la littérature francophone, et même au-delà, à l’Unesco, lieu symbolique s’il en est, de promotion et conservation du patrimoine culturel, vecteur de paix, d’alliance et de fraternité.

Les intellectuels, artistes et écrivains sont les premiers condamnés en temps de guerre et de génocide, parce qu’ils témoignent, inquiètent, élèvent, ouvrent sur le monde, véhiculent la vie, inoculent partage et savoir, apprennent à rêver pleurer rire et aimer. Témoins et passeurs d’âmes, d’histoires et d’Histoire, d’émotions. Précisément, cet événement entend défendre les auteurs et créateurs, ceux qui rassemblent et abaissent toute frontière. Sans mur et sans ligne de démarcation, sans ostracisme et sans jugement, sans préjugé et sans condamnation arbitraire, sans musèlement d’aucune sorte, la vie est plus douce, bien moins amère.

Parmi le millier de manuscrits reçus, Amertume a été retenu, publié aux Editions du Net. Mon 4ème roman, qui relève d’une démarche inédite en France. Donner la parole, un droit de réponse, à un personnage de papier. En l’espèce, Raphaël, le fils des « Colères » de Lionel Duroy, paru chez Julliard en 2011, a décidé de s’exprimer et d’offrir aux lecteurs son point de vue, et rééquilibrer le fossé romanesque qui s’est creusé entre le père et son fils. On le suit depuis Neuilly-sur-Seine, jusqu'à Brooklyn, en passant par Saint-Cloud, Rueil-Malmaison, le Finistère, ou un Paris bobo.

C’est aussi cela La Journée du Manuscrit : oser. Oser éditer un roman singulier, écrit d’une traite, comme on vomit la bile amère, face à des colères violentes, partiales et iniques, et oblitérer une création littéraire sans précédent, qui parle d’équité et de justice. La journée du Manuscrit se revendique humaniste.

Organisée et initiée par Les Editions du Net et le magazine ActuaLitte, cette Journée 2015 du Manuscrit honorait la francophonie : 300 romans ont été sélectionnés, horizons, cultures, pays et continents confondus. Auteurs différents, et cependant tous égaux dans cette salle de l’Unesco. Lors de la cérémonie de gala, les officiels et institutionnels, qui mettent tout en œuvre au service de la visibilité d’une littérature démocratique, ont discouru. Nicolas Gary, fondateur du site ActuaLitté ; Henri Mojon fondateur des Editions du Net, plateforme d’édition qui allie papier et numérique, Monsieur Maurice Bandaman, ministre de la Culture de Côte d’Ivoire.

Parmi les invités inattendus, Vanessa Modely, top-modèle engagée, au sein de la commission nationale pour la valorisation de la culture française à l’Unesco, habillée en Lisi Liu, jeune créateur chinois de Haute Couture. Parce que mode et littérature peuvent se confondre, pour souligner une initiative qui rassemble.

Quelques verbatims représentatifs d’une soirée littéraire d’un nouveau genre, qui réinvente l’écrit sous toutes ses formes, multiculturelle, transfrontalière : « Rien de grand ne se fait sans le temps, sans y croire. Parce que l’on y croyait, un simple jour de la littérature est devenu la Journée du Manuscrit Francophone, reconnu dans le monde entier », « Avec de l’audace on peut tout entreprendre », « Au service d’une littérature plus visible, populaire, qui prône la diversité, rendue possible grâce à la diffusion numérique » ; « Un événement au service de la paix, une littérature pour lutter contre tous les extrémismes, la culture comme réponse à l’extrémisme », « Une journée en faveur de la démocratisation du livre, avec une résonance internationale », « Le livre, source d’apprentissage, d’alphabétisation, de dialogue et de tolérance », « La littérature, inestimable vecteur de liberté d’expression, et le livre inséparable de la culture, d’une culture durable et pérenne » ; « Une Journée majuscule, grâce à une Plateforme d’Edition majuscule, audacieuse, qui offre une voix aux inhibés du porte-plume, aux naufragés de la syntaxe et tous ces écrivains qui ne peuvent s’exprimer, notamment pour des raisons politiques » ; « Pour une littérature qui rassemble, clé de toute connaissance »

Et de conclure par un poème, celui de Paul Fort. La complainte du petit cheval blanc. Tous derrière et lui devant, ni derrière et ni devant. « Parce que la Journée du Manuscrit renverse les rôles ». Il est certain que cette poésie tragique peut révéler autre chose de plus lumineux : la liberté de créer, et le pouvoir des mots, tous derrière les fondateurs et organisateurs de cette fête de la littérature, sans borderline.

Amertume en vente dès à présent : ici

La Journée du Manuscrit Francophone 2015 à l'Unesco
La Journée du Manuscrit Francophone 2015 à l'Unesco
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La Journée du Manuscrit Francophone 2015 à l'Unesco
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La Journée du Manuscrit Francophone 2015 à l'Unesco

La Journée du Manuscrit Francophone 2015 à l'Unesco

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