Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Isabelle Kévorkian

#Saison2015 au Théâtre Rive Gauche

Bruno Metzger et Eric-Emmanuel Schmitt avaient convié leurs abonnés et la presse dans l’intimité de leur Théâtre Rive Gauche, lundi 29 juin, pour présenter la saison 2015.

Bruno Metzger a introduit la soirée, rappelant l’ambition du théâtre depuis sa reprise avec l’auteur à succès « proposer un théâtre d’auteurs et de textes, davantage qu’un théâtre de divertissement ». Cette année ils ont capitalisé sur deux nouvelles de Stefan Zweig, « Le Joueur d’Echecs » avec Francis Huster et « 24 heures de la vie d’une femme » avec Clémentine Célarié. Bien leur en a pris, le succès a été immédiat. Tel, que les pièces se prolongent réciproquement jusqu’à fin août et décembre. Francis Huster, l’acteur aux quelque 230 représentations qui totalisent plus de 50 000 spectateurs, qui a reçu 3 prix du conservatoire d’art dramatique et tant d’autres honneurs, prend ensuite la parole : « un comédien n’est rien sans un auteur –il devient le gant de l’auteur, un texte et une direction d’acteurs ». Il a loué sa passion pour ce genre de théâtre-là, proposé au Rive Gauche « un théâtre de l’âme humaine, de la vérité humaine, qui permet de créer un pont entre des textes merveilleux, des acteurs engagés et un public généreux et réceptif ». Puis il a cédé sa place à Clémentine Célarié, intarissable. Cette proposition a bouleversé sa vie, et elle semble avoir investi ce théâtre comme sa propre maison. Une Clémentine enfiévrée, égale à elle-même, joviale, sincère, passionnée, qui ne lâche plus le micro une fois qu’elle a la parole. Les mots se bousculent pour exprimer sa gratitude de jouer Zweig, pendant ces 24h de la vie d’une femme qui arrive à un tournant sur cette scène, au cœur de qu’elle identifie comme « son écrin » : « Zweig, c’est la vérité des sentiments. Ce texte n’est jamais tout à fait le même, chaque soir différent, car il répond aussi à l’humeur du public. Mieux : je joue seule et m’adresse au public, qui devient une seule personne, mon confident. Ce texte traduit un océan de vérités. (…) Je vis une expérience vivante et vibrante, très incarnée dans la vie et ici, j’ai trouvé une deuxième famille dans l’intimité des loges ! ». Elle loue aussi la performance de ses partenaires, dont cet homme qui déclenche tout, en agitant ses mains : « un rôle incroyable, muet dans cette mise en scène, une performance, qui plus est pour un danseur avant d’être un acteur ! »

Après un Francis Huster exalté et néanmoins posé, une Clémentine Célarié fervente, vient le tour de l'élégante et éternelle Judith Magre, peu loquace, qui rééquilibre. Sa présence sur scène, aux côtés d’Eric-Emmanuel Schmitt en impose assez. Elle rappelle pourtant que pour elle, au début, rien n’était gagné avec sa voix « à la tonalité entre celles de Jean Carmet et d’Amanda Lear ! ».

Eric-Emmanuel Schmitt lui a confié le rôle de cette femme, proche d’un enfant malade dans « Oscar et la dame en rose », adaptée de l’un de ses fameux romans. L’auteur, acteur, directeur de théâtre, aux mille facettes qu’il dévoile une à une, précise « qu’il importe de donner la parole aux femmes, aux êtres fragiles, et aux faibles à travers des voix fortes. De prouver la force de la faiblesse grâce au théâtre. »

Enfin, il cède sa place à Olivier Barrot, journaliste et auteur qui animera à la rentrée un cycle inédit de conférences sur le Music Hall. Un autre rêve d’Eric-Emmanuel Schmitt, alors aux commandes, autant se faire plaisir et « faire exister des spectacles différents sur cette scène Rive Gauche » ! Un endroit symbolique en effet pour faire revivre le Music Hall qui prend racine sur cette rive gauche parisienne pendant les années folles. L’opérette marseillaise, les groupes vocaux, les chanteurs de charme, les mœurs de l’après-guerre, l’immigration : rien ne sera omis, mais pas selon un ordre chronologique, plutôt par thèmes. Un cycle permis en partenariat avec l’INA Audiovisuel.

Last but not least, David Sterne, quant à lui, fera vibrer l’Opera Fuoco. Bernstein, Col Porter, Mozart.

Une saison inattendue, éclectique.

La soirée s’est terminée au champagne, avec éclat, dans cet écrin, qui –Clémentine a raison, deviendrait vite notre garçonnière, refuge carmin.

Au théâtre Rive Gauche

#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche
#Saison2015 Théâtre Rive Gauche

#Saison2015 Théâtre Rive Gauche

Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche
Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche

Une saison savoureuse s'annonce au Rive Gauche

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article