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Publié par Isabelle Kévorkian

DavidBowieIs
DavidBowieIs

Après sa création au London & Victoria Albert Museum de Londres, la France accueille DavidBowieIs. Davantage qu’une exposition : un concert privé. Le soir du vernissage, où la foule n’en finit jamais d’affluer, j’y retrouve Philippe Manœuvre et Jérôme Soligny, qui a rédigé les légendes. A la différence de la scénographie outre-Manche, les commissaires ont misé sur la musique, pour être en cohérence avec la Philarmonie créée par Jean Nouvel. Des écrans géants diffusent clips, extraits d’interviews, de films, "Top of the Pops" de l’artiste. "Life on Mars" en intégralité, bien sûr. Moins attendu : "Rebel Rebel". Un peu comme si David Bowie en personne nous avait convié à partager son intimité. Nous le suivons de salle de projection en studio d’enregistrement, à la découverte de ses archives. Costumes, cut-up, notes, dessins, photographies, maquettes de tournées, manuscrits de chansons. La fulgurance d'un esprit. "Starman", "Ziggy Stardust", "Major Tom", "Hallowwen Jack", "The Thin White Duck", "Hunky Dory" inspiré de Marlene Dietrich ou Greta Garbo. Philippe Manœuvre est émerveillé : « On a vu cinq millions de fois ces pièces, dans ses films, à la télévision, les découvrir ici les rend réelles, c’est géniaal ! ». On poursuit. La découverte des croquis de Guy Peellaert à l’origine de la pochette de Diamond Dogs : le visage de Bowie prolonge un corps de chien parties génitales sans tabou. Plus loin séquence "Low". Epoque Berlinoise. "Stationtostation". Moins turquoise. Mais la pop revient dans toute sa démesure. Manœuvre s’exclame : « Cette exposition est l’une des 3 sur l’Olympe ! Ce n’est pas seulement les coulisses de Bowie, star de la pop, mais les trésors et influences qui ont révélé une pop nucléaire ! ». A la fin, Bowie nous convie dans une pièce insonorisée. Après s’en être pris plein la vue, explosion dans les tympans. Il chante "Heroes", sans doute la plus belle chanson d’amour au monde, lors de sa prestation à Berlin pendant les attentats de 1986. Pour entrer en résonance l’instabilité permanente du monde. Bowie, alien résistant au chaos, en paillettes, en extra-terrestre, en femme, en homme, en comédien, en chanteur à la voix gorgée de chaleur. En partant, il nous offre son dernier vinyle bleu-blanc-rouge : "Heroes", version frenchy. Just for one day #DavidBowieIsMe, you, us, together, everyone and everywhere. Lift Off.

Beaucoup d’événements en marge de l’exposition, jusqu’au 31 mai : http://davidbowieis.philharmoniedeparis.fr/

Rebel Rebel

Concours

Site Officiel

A lire dans ce numéro la chronique d'Alain Malraux sur "Le Joueur d'échecs" de Stefan Zweig, adapté par Eric-Emmanuel Schmitt et mis en scène par Steve Suissa, avec Francis Huster au théâtre Rive Gauche

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