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Publié par Isabelle Kévorkian

#DavidBowieIs From London to Paris à la @philarmonie

The new musical place to be in Paris is la Philarmonie de Paris. C’est précisément au cœur du bâtiment de Jean Nouvel que l’exposition retraçant la carrière de l’icône protéiforme David Bowie a pris place, jusqu’au 31 mai. Retour sur un vernissage extravagant, lundi 2 mars 2015.

A la différence de l’exposition organisée par le Victoria and Albert Museum à Londres au printemps 2013, qui insistait davantage sur les costumes et archives de l’artiste, cette scénographie-là mise sur la musique. Pour honorer un bâtiment dédié à cet art d’une part. Et pour faire pénétrer le public au plus près du chanteur hypnotique et iridescent. Comme dans un concert, attendu avec ferveur. Des écrans géants sont disséminés ici et là, des images de Top Of The Pops, des vidéos MTV, complété d’un dispositif sonore inouï, réalisé avec Sennheiser permet d’intégrer un univers démesuré et fantastique. Philippe Manoeuvre et Jérôme Soligny, qui a réalisé les textes de l’exposition, sont émerveillés comme deux enfants, et tout autant que chacun d’entre nous, excités, fébriles, stupéfaits. Philippe Manœuvre enthousiaste, m'accorde quelques mots : « C’est la première fois que toutes les archives d’une pop star sont ainsi rassemblées, et pas n’importe quelle pop star : David Bowie, qui a inventé la pop nucléaire ! Cette exposition est incomparable, elle fait partie du Top 3 sur l’Olympe ! Qu’un artiste vide ses coffres, offre ses costumes, ses bottes de Ziggy Stardust, son grammy de stationtostation… On connait tous ses habits de scène et tenues d’acteurs, nous les avons vus en photos des millions de fois et pourtant ici, sous nos yeux, cela les rend tangibles, réelles. Et puis, cette exposition réveille le côté midinette fan de Bowie que l’on porte tous en nous ! Il y a des pièces incroyables, comme le dessin originel de la pochette de Diamond Dogs dessiné par l’artiste belge Guy Peellaert, impressionnante, avec le buste de Bowie qui prolonge l’appareil génital du chien. (…). Bowie, un visionnaire, ses influences japonaises, celui qui a devancé tout le monde en s’appropriant la culture théâtrale du Japon (…). Il a su fédérer tous types de créateurs, designers, photographes, se révéler à l’avant-garde dans tous les domaines, et imposer SA vision. » Une vision à laquelle un public enfiévré souscrit de toute évidence. Cinq décennies sont traversées : ses chansons manuscrites sans rayures -Starman, ses cut-up -Blackout, ses collages, ses dessins –Ashes to Ashes, ses polas, ses photographies –Aladin Sane, ses créations, ses métamorphoses, le terrien et l’extra-terrestre, le visage aux mille facettes, l’acteur et le comédien, l’homme la femme l’androgyne, fasciné par le hasard, qui écoute le monde entier pour s’imprégner de toutes les influences, sans limite ni tabou, ses costumes –Life On Mars (Freddie Burretti), Aladin Sane Tour (Kansai Yamamoto), Ziggy Stardust Tour (Freddie Burretti), ses maquettes de scènes, ses figures féminines tutélaires : Marlène Dietrich, Greta Garbo (Hunky Dory), ses photo-montages (The Man Who Fell To Earth), ses extraits de films : Furyo, The Man Who Sold The World… ou de pièces de théâtre : Elephant Man. Ses yeux vairons, sa première légende. Davis Jones, qui a toujours fait sienne cette vérité de Platon « Jamais on ne porte atteinte aux formes de la musique sans ébranler les plus grandes lois de la cité ». David Bowie qui clame : « I’m a collector » et qui le prouve. Tout autant que Major Tom, Ziggy Stardust, Aladin Sane, Halloween Jack, the Thin White Duke. On se prend en pleine figure ce patchwork de couleurs, de formes, de rôles, de créativité, une fulgurance qui donne le vertige, jusqu’à une reconstitution de concert privé comme apothéose, où Bowie chante Heroes, cette chanson d’amour inégalée, qu’il interpréta à Berlin lors des attentats. Pour rappeler l’actualité, fragile, l’instabilité des époques. On réécoute Life On Mars, bien sûr, mais aussi Low, Rebel Rebel, Warsawa, Starman, Soul Train, et c’est la french touch de cette exposition surréaliste et poétique, turquoise et rose et multicolore et sombre –son époque Berlinoise. On entre en dépression, collision, collusion, contradiction, réception, guérison, célébration, personnification, réquisition, articulation, ascension, accentuation, dérision, approbation, irradiation, altercation, stimulation, sans fin dans un tourbillon. #DavidBowieIs … me, you, us, everybody pendant 3 mois. Il est urgent de (re)découvrir cette star, que personne ne pourra jamais définir, cerner tout à fait. Le mystère DavidBowieIs à la Philarmonie. Lift Off.

Autour de l’exposition, expérience visuelle et sonore inédite, une première du genre : des ateliers, un catalogue, orange mécanique, des 45 tours, un vinyle en français, le film coulisses de l’exposition, des tribunes, des ateliers de pratique musicale, un café-musique, une réorchestration, un jeu concours #DavidBowieIsMe avec séance de maquillage spéciale Make Up Forever suivi d’un shooting photo FujiFilms.

Faites comme Bowie : partagez vos moments, photos et savourez ces instants précieux. #DavidBowieIs chacun de nous, à jamais, depuis l’enfant qui cherchait sa place jusqu’à cet adulte qui réinvente sans cesse sa vie.

www.philarmoniedeparis.fr

#DavidBowieIsMe

#DavidBowieIsMe

Clémence Farell, scénographe de #DavidBowieIs in Paris, Philippe Manoeuvre et Jérôme Soligny affichant la pochette du vinyle "Heroes" en version française, et en compagnie de Sharliah Balhmar #MakeUpForever
Clémence Farell, scénographe de #DavidBowieIs in Paris, Philippe Manoeuvre et Jérôme Soligny affichant la pochette du vinyle "Heroes" en version française, et en compagnie de Sharliah Balhmar #MakeUpForever
Clémence Farell, scénographe de #DavidBowieIs in Paris, Philippe Manoeuvre et Jérôme Soligny affichant la pochette du vinyle "Heroes" en version française, et en compagnie de Sharliah Balhmar #MakeUpForever

Clémence Farell, scénographe de #DavidBowieIs in Paris, Philippe Manoeuvre et Jérôme Soligny affichant la pochette du vinyle "Heroes" en version française, et en compagnie de Sharliah Balhmar #MakeUpForever

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