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Publié par Isabelle Kévorkian

#femmesmecenes
#femmesmecenes

Après un an et demi d’existence, créé à l’occasion de l’exposition consacrée à Frida Kahlo, le cercle des #femmesmecenes réunit aujourd’hui plus de 100 femmes membres qui totalisent 40 000 euros pour le @MuseeOrsay, et s’appuie sur des partenaires médias ou réseaux féminins : Marie-Claire, Les Pionnières, Communication & Entreprise et Toutes Femmes Toutes Communicantes, Aésop, Empreinte lingerie, Women’s Forum, Professional Women’s Network PWN Global, Les femmes chefs d’entreprises, le cercle Inter'Elles. A travers ce cercle, il est important de se poser une question majeure : Qu’est-ce que l’engagement individuel et collectif ? Devenir #femmesmecenes permet de s’affirmer, engagée et ambassadrice pour les musées d’Orsay et de l’Orangerie, mais aussi de soutenir la création artistique. La soirée de lancement de la saison 2015, à la veille de la très attendue exposition sur Bonnard, a révélé trois temps forts :

  • Un cycle musical Drôle de Dames, et de conférences, en hommage aux cantatrices du 18ème siècle, jusqu’en juin, à l’auditorium du musée d’Orsay

  • L’exposition sur la prostitution à la fin du 19ème siècle : « Splendeur et misères », d’un regard impressionniste

  • L’exposition non monographique « Qui a peur des femmes photographes », qui retrace 100 ans d’un rapport particulier entretenu par la moitié de l’humanité avec la photographie, selon une approche transnationale : France, Allemagne et pays Anglo-saxons. L’exposition a été présentée par Thomas Galifot, et constitue un projet scientifique réparti à l’Orangerie (des origines en 1839, à la fin de la 1ère G.M.) et à Orsay (de 1918 à la fin de la seconde G.M.). Il ne s’agit pas de retracer l’histoire des photographies de femmes, ni même de consacrer la vision féminine de la photo ou l’histoire de la photographie des femmes par les femmes, mais de comprendre la spécificité de femmes exceptionnelles à la conquête de la photo, prétexte pour étendre leurs territoires. Le regard des femmes sur les exclusions, le quotidien et la maison, la sphère privée, les sociabilités et mondanités, les expressions en plein air comme alibi pour quitter salon et cuisine, la famille, la maternité, la représentation de l’enfant, les territoires de l’intime, le rapport au corps et le nu, les codes identitaires, la liberté de représenter le féminin au risque de passer pour subversive et provocatrice, les paysages plutôt locaux car il était difficile pour les femmes avant-guerre, de se rendre seules en centre-ville, la socialisation et l’insertion dans la sphère publique et politique, les rapports intergénérationnels, l’éducation, la guerre et les infirmières au front…

L’exposition permettra de découvrir les premiers clichés en couleurs, les instantanés, des images conçues comme des cartes postales pour pouvoir assurer un gain, des portraits autochromes…

Une exposition qui vante l’indépendance de femmes progressistes, à l’avant-garde du photo journalisme, qui offrent un regard et un positionnement singulier de leur vision de la réalité, sans tabou, derrière l’objectif qui désinhibe.

Quelques noms à retenir : Maria Chambefort, qui a tenu un atelier, Geneviève Disdéri et ses images inédites des ruines de l’Abbaye de la Pointe Saint-Matthieu à Plougonvelin Le Trez-Hir, au-dessus d’un océan indocile, Lady Hawarden qui photographie ses propres filles et cela rappelle « Les Dames du Bois de Boulogne » de Renoir. Ou encore Imogen Cunningham qui célèbre le nu féminin et masculin, Jessie Tabor Beels et le photo-reportage, Julia Magaret Cameron et ses portraits, dont celui de la mère de Virginia Woolf, qui a notamment inspiré le titre de l’exposition.

La soirée s’est conclue par un cocktail au champagne Besserat, autre partenaire des #femmesmecenes, autour de la Cuvée des Moines brut millésimé 2006 par un brand ambassador.

www.musee-orsay.fr

Le Cercle des Femmes Mécènes réuni au Fumoir du Musée d'Orsay, écoutant Thomas Galifot présentant l'exposition "Qui a peur des femmes photographes?", à l'automne 2015. En vidéo, Genevière Disdéri et sa photo de l'Abbaye de la Pointe Saint-Matthieu, Plougonvelin-le-Trez-Hir
Le Cercle des Femmes Mécènes réuni au Fumoir du Musée d'Orsay, écoutant Thomas Galifot présentant l'exposition "Qui a peur des femmes photographes?", à l'automne 2015. En vidéo, Genevière Disdéri et sa photo de l'Abbaye de la Pointe Saint-Matthieu, Plougonvelin-le-Trez-Hir

Le Cercle des Femmes Mécènes réuni au Fumoir du Musée d'Orsay, écoutant Thomas Galifot présentant l'exposition "Qui a peur des femmes photographes?", à l'automne 2015. En vidéo, Genevière Disdéri et sa photo de l'Abbaye de la Pointe Saint-Matthieu, Plougonvelin-le-Trez-Hir

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