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Publié par Isabelle Kévorkian

#Cesar2015
#Cesar2015

#Cesar2015 : Un palmarès quasi indiscutable.

Meilleure actrice : Adèle Haenel, une combattante qui déjà, dans « Suzanne » de Katell Quillévéré, promettait beaucoup. Elle se révèle à la hauteur.

Meilleur acteur : Pierre Niney, subtil, drôle, rempli de finesse à tous égards, élégant et révolutionnaire « Yves Saint Laurent » de Jalil Lespert.

Meilleure actrice dans un second rôle : Kristen Stewart, redoutable dans « Sils Maria » d’Olivier Assayas, qui vole la vedette à la vedette.

Meilleur acteur dans un second rôle : Reda Kateb dans « Hippocrate » de Thomas Lilti sur les incohérences et iniquités de la fonction publique hospitalière. Réaliste.

Meilleur espoir féminin : dans cette catégorie, il y a une erreur. Lou de Laâge et Joséphine Japy auraient pu se partager la statuette, égales dans la relation toxique qu’elles construisent pour « Respire » de Mélanie Laurent. Karidja Touré, exceptionnelle fille d’une bande qui s’en sort, coûte que coûte, même si Céline Sciamma nous avait habitués à des films plus maîtrisés que « Bande de filles ».

Meilleur espoir masculin : Kévin Azaïs dans « Les Combattants » de Thomas Cailley. Sans doute mérité. Il y avait Ahmed Dramé pour son initiative louable, même si le film "Les Héritiers" de Marie-Castille Mention-Schaar ne répond pas à la proposition du jeune acteur. Ou Pierre Rochefort, dans « Un beau dimanche », sur les petits arrangements en famille. Le prix de la liberté et de l’intégrité est parfois lourd de conséquences.

Meilleure adaptation : « Diplomatie » de Cyril Gely Volker Shlöndorff, impeccable, tout comme « La chambre bleue" de Mathieu Amalric et Stéphanie Cléau.

Meilleurs costumes pour « Saint Laurent », de Bertrand Bonello, reconstitués intégralement. Un travail d’orfèvre, lumineux. Une explosion esthétique.

Meilleur premier film : « Les Combattants" de Thomas Cailley. Oui mais … car « Elle l’adore » de Jeanne Herry est tout simplement un bijou. Ode au mensonge porté par une Sandrine Kiberlain épatante.

Meilleur film étranger : « Mommy » de Xavier Dolan. Un cinéma carré, net, implaccable. Il fallait choisir. Peut-être la catégorie la plus délicate. Entre le mystique « Ida » de Pawel Pawilowski sur la foi à l’épreuve, le huis-clos oppressant « Winter sleep » de Nuri Bilge Ceylan, le baroque et la fantaisie de « The Grand Budapest Hotel » de Wes Anderson ou le conceptuel et performant « Boyhood » de Richard Linklater. Un César ne se découpe pas ?

Un César d’honneur à Sean Penn.

Et … la rafle de « Timbuktu », de Abderrahmane Sissako consacré, notamment, meilleur film (7 récompenses). Une amie m’a dit « n’avoir jamais vécu l’extrêmisme religieux d’aussi prêt ». Le film qui glace et fait le plus sens aujourd’hui, dont on sort vacillant. Pour mieux résister.

Le palmarès complet #Cesar2015 : ici

#Oscars2015 : l'audace récompensée

Place aux nouvelles propositions cinématographiques : la claque jazz "Whiplash" de Damien Chazelle (J.K. Simmons, meilleur second rôle masculin, montage, son), la poésie saupoudrée d'extravagance de "The Grand Budapest Hotel" de Wes Anderson (costumes, maquillage, coiffures, décors, musique), l'austère et fervent "Ida" de Pawel Pawiloswki (film étranger) ou l'ovni "Boyhood" de Richard Linklater, tourné sur 12 années (Patricia Arquette, meilleure second rôle féminin).

Enfin "Birdman" d'Alejandro Gonzalez Inarritu, adapté d'une nouvelle de Raymond Carver, sacré meilleur film de l'année .

L'intégralité des résultats : ici

#Oscars2015

#Oscars2015

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