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Publié par Isabelle Kévorkian

Ciné : Maléfique

Film fantastique (1h37) de Robert Stromberg, avec Angelina Joly, Elle Fanning, Sharlto Copley, Sam Riley

Vous pensiez connaître le conte de Disney : La Belle au Bois Dormant ? Erreur. Au risque que votre vie ne s’écroule, basée sur une légende erronée, allez visionner l’adaptation de cette fable, avec Angelina Joly, troublante Maléfique, qui fait face à l’irrésistible Aurore -Elle Fanning (déjà juvénile innocente attachante au Château Marmont que s’était approprié Sophia Coppola).

Surprenante, imposante Maléfique. Bien plus valeureuse, humaine, sensible et fascinante que le contraire. Une Maléfique solennelle, souveraine. Le film envoûte comme ses yeux, dont la couleur ressemble aux pépites d’or, sous ses cornes flamboyantes. Ses pouvoirs magiques sont davantage tournés vers le bien, l’honneur et la morale, en dépit du sort qu’elle jette à Aurore, le jour de son baptême : "Elle ne se relèvera jamais d’un sommeil profond"…

Très jeune, Maléfique a rencontré l’amour. Celui qui brise un cœur, celui que l’on prend pour une émotion pure, mais qui égare. L’amour veule, ordinaire. Il suffit d’un baiser et d’un frôlement de mains pour y croire. Maléfique a seize ans, et ses sentiments sont authentiques. Elle s’offre. Or, ce baiser et ce frôlement de mains révèlent la pire des duperies, l’offense ultime et la vindicte de Maléfique n’en sera que plus atroce, lente comme un supplice. Pourtant Maléfique est remplie de vertu et de tendresse, même si elle « n’aime pas les enfants ». Quoiqu’il en soit, le sort d’Aurore est lié au bon vouloir de Maléfique, dans cette lande extraordinaire, peuplée d’elfes, de fées, d'arbres majestueux, de scintillements poudrés, face au château d'un roi amer.

Plus qu’un film : un spectacle.

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