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Publié par isabelle kévorkian

Ciné : « Belle & Sébastien »

« Belle & Sébastien » (1h44), de Nicolas Vanier

Avec Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Margaux Chatelier, Dimitri Storoge, Mehdi …

De Nicolas Vanier, je connaissais surtout l’aventurier. Avec « Belle & Sébastien », j’ai découvert le réalisateur. Il nous propose un film qui émerveille. Sa recette ? Des paysages somptueux, qui passent par toutes les couleurs des saisons, éclatantes. La magie des relations entre humains et animaux, et entre humains. La féérie des animaux dans leur univers naturel. Une histoire, sur fond de guerre mondiale, où des passeurs sauvent quelques juifs. Belle & Sébastien au centre de tout ceci. Nicolas Vanier nous humanise, et nous restitue notre regard de gosse, pur.

L’enjeu était … aventureux. Reprendre l’œuvre que Cécile Aubry avait construite pour son fils Mehdi était hardi. Pour mémoire Cécile Aubry abandonne le cinéma pour se consacrer à son fils Mehdi, né de sa rencontre avec un prince marocain. Enflammée par son petit garçon, elle écrit des textes pour enfants, qu’elle adapte puis réalise. Mehdi devient son acteur fétiche, môme malin et intrépide qui résout des énigmes grâce aux animaux. Poly, le petit poney à la crinière blonde, puis Belle, la chienne des Pyrénées immaculée. Plus tard, il incarnera le Jeune Fabre. Cela démarre au milieu des années 60 : de courts feuilletons de 26 minutes qui embarquent toute une génération.

Nicolas Vanier était sans doute la seule personne qui pouvait traduire, pour la jeunesse contemporaine, tout en conservant l’esprit Aubry (donc s’adressant à nous, quarantenaires nostalgiques de ces épisodes), les péripéties d’un enfant de la montagne, et d’en réaliser un film cinématographique, au cœur d’une intrigue historique. Humaniste, défenseur de la nature, homme de défis et de grands espaces. Sa rencontre avec Belle & Sébastien semblait écrite. Les acteurs viennent renforcer cette harmonie. Félix Bossuet est le Mehdi du vingt-et-unième siècle, Tcheky Karyo convaincant (un plaisir de revoir l’acteur !), et Mehdi dans un rôle furtif vient adouber cette équipée rafraîchissante.

Précisons que le cinéaste, à peine son film sur les écrans et après une promotion engagée, vient de reprendre son costume d’explorateur pour « l’Odyssée sauvage », une traversée de la Sibérie (www.nicolasvanier.com ou à suivre sur FB).

Sorti le 18 décembre, à voir le jour de Noël…

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