Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par isabelle kévorkian

Expo : 100 ans de la Police Judiciaire de Paris

Une femme se démarque : Marine Monteil. « La femme de toutes les premières » était l’invitée, ce vendredi 15 novembre, de l’émission « L’Heure du Crime », aux côtés de Jacques Pradel. Diffusée sur RTL (104.3 FM), en direct depuis l’exposition. Martine Monteil : unique visage féminin à la tête du « 36 ». Première femme commissaire de police en France, première femme à diriger la brigade des stupéfiants (les Stups), la brigade de répression du proxénétisme (la Mondaine), la brigade de répression du banditisme, La Crim’, la Police Judiciaire de Paris. Un parcours rare, bien plus qu’être « Flic tout simplement », le regard féminin qu’elle porte avec humanité sur ce métier (éditions Michel Lafon).

Paris, 23 janvier 1996 : Martine dirige la PJ.

La consécration après toute une carrière dans la police judiciaire. « Une blonde dans un fauteuil réservé aux hommes ». « Une femmes distinguée, active, qui a le goût de la classe ». « Une femme de terrain qui aime l’odeur de la poudre ». Madame Claude évoquera même : « Une femme courtoise … élégante … quelqu’un d’humain … une femme reconnue pour ses mérites… Bravo ». Fernande Grudet ne croyait pas si bien dire. Martine Monteil l’arrêtera. « On a fait notre travail, c’était naturel », explique Martine Monteil. Ce travail quotidien, qui lui permettra, avec ses équipes, d’arrêter les tueurs en série Mamadou Traoré et Guy Georges, à partir de « leurs signatures, caractéristiques des Serial Killers », c’est-à-dire ce petit détail qui fait la différence comme dans Goethe. « Si la chance fait partie du talent », répond-elle à Jacques Pradel, « c’est que le talent de la B.C., la Crim’, s’exprime sur les scènes de crime : il s’agit de relever le moindre indice, tout conserver au cas où, même un crachat ou une canette qui traîne sur un muret ».

L’action, le terrain ne lui manquent pas. Martine Monteil affiche la fierté du devoir accompli : « On est policier, on a une mission », « On n’est pas là pour faire du sensationnel ». Elle avoue aussi : « Pour autant nous sommes aussi des hommes et des femmes non dénués de sensibilité ». « Tous, à un moment donné, on a été au contact de quelqu’un à qui l’on tend la main ».

Une chanson d’Etienne Daho ponctue l’émission : « La Peau Dure ». Martine Monteil, sous une peau dure cache une âme raffinée et vertueuse.

http://www.100anspjparis.com

Commenter cet article