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Publié par isabelle kévorkian

Ciné : 5ème édition de la semaine du court métrage, Rueil-Malmaison

La 5ème édition de la semaine du court métrage a débuté hier, à Rueil-Malmaison, et se prolonge jusqu’au au 30 novembre. Placée sous le parrainage de Claude Lelouch. Lundi 25, au théâtre André Malraux, la ville avait programmé une soirée d'ouverture exceptionnelle en compagnie de Claude Lelouch et Francis Lai, l’homme qui a composé presque toutes les musiques des films de Lelouch. Chabadabada… Souvenez-vous. Tout est en mémoire.

Le cinéma de Lelouch ?

Des hommes et des femmes, les uns et les autres, des histoires de destins flamboyants. Le hasard existe-t-il ? Des rencontres dans des villes, sur des plages, dans les gares, qui ne peuvent pas ne pas se produire car les coïncidences n’existent pas davantage. C’est la mer, la liberté, l’aventure. C’est aussi la danse (inoubliable Jorge Donn), la grâce. Le sport, la performance, la volonté. C’est surtout l’Amour, les entrelacs, les envolées. « Le tourbillon de la vie ».

C’est Annie Girardot, Marie-Sophie L., Nicole Croisille, Allessandra Martines, Evelyne Bouix, Nicole Garcia, Anouk Aimée…, Jean-Louis Trintignant, Yves Montand, Robert Hossein, Francis Huster, Jean-Paul Belmondo… Récemment, Sandrine Bonnaire aux côtés d’Eddy Mitchell et Johnny Hallyday dans « Salaud, on t’aime », en cours de montage (sortie 2014). Des visages qui ont incarné et bâti le Cinéma, à jamais.

C’est des trophées. Palme d’Or, César, Oscar, Golden Globe… Comme autant de récompenses pour sa fidélité et la confiance entre l’homme et le Cinéma.

C’est une mélodie singulière et une complicité de plus de 35 ans, avec Francis Lai. « Si Dieu existe, il est forcément musicien », explique le réalisateur, poursuivant : « Ce qui compte, c’est raconter la même histoire, l’une en images et en mots, l’autre en notes. A la fin cela se superpose ». « La musique n’est pas le pléonasme du film, elle est toujours le contrepoint de l’image, qui la met en valeur ». « La musique c’est aussi un formidable outil de direction d’acteurs ». Ou encore : « La musique fait décoller l’inconscient des gens, le cœur des gens, mes films s’adressent avant tout à l’irrationnel, l’âme, ce qui touche et la musique en est la pierre angulaire ».

C’est enfin une carrière (difficile de s’en apercevoir tant Claude Lelouch conserve cette allure juvénile) qui a débuté il a fort longtemps, par des courts métrages. La cérémonie d’ouverture au Théâtre André Malraux de la ville de Rueil-Malmaison a permis de découvrir 3 de ces condensés : « Cinéma de Boulevard » ou comment raconter en 2 minutes sa vie, « Un coup de foudre normand » avec le tout jeune Jacques Gamblin dont le sourire transperce le cœur, « 11’’09’, septembre 11th » sorti le 11 septembre 2002, un an jour pour jour après les événements de New-York qui ont bouleversé le monde. Une contrainte avait été fixée à 11 réalisateurs : réaliser un court en 11 minutes et 09 secondes. Lelouch a pris le parti du silence, avec l’actrice Emmanuelle Laborit, transcendant notre émotion.

Pour Claude Lelouch, « Le court-métrage constitue les premiers pas des cinéastes. On reconnaît un bon réalisateur s’il a quelque chose à dire en un format court, intégrant critères et données imposées ». Il évoque la nostalgie des séances de cinéma qui diffusaient un court avant la séance diffusant le long.

Patrick Ollier, ancien Ministre, actuel maire de la ville de Rueil-Malmaison et député des Hauts-de-Seine, a introduit la cérémonie, célébrant le cinéma de Claude Lelouch et une vie remarquable consacrée à cet art, le rêve qu’il nous procure. « La ville de Rueil aime le cinéma, c’est une affaire ce cœur, c’est pourquoi elle organise cette semaine dédiée aux courts-métrages, aux cinéastes de demain, et récompense chaque année un jeune réalisateur, dans le cadre d’un festival international réservé aux élèves des écoles de cinéma ». Cette année, Claude Lelouch et Patrick Ollier ont remis la récompense au lauréat, à l’unanimité du public et du jury, à Berenger Thouin, pour « Guillaume le désespéré », un homme qui traverse la guerre de 1914-1918 à partir d’images d’archives détournées. « Un grand récit épique pour un petit film très rapide », a commenté, ému, le jeune auteur.

La soirée s’est achevée par une séance de dédicaces. Claude Lelouch a signé avec générosité et sourire son ouvrage « Claude Lelouch, Mode d’Emploi », co-signé Yves Alion et Jean Ollé-Laprune, aux éditions Calmann-Lévy.

Retrouvez le programme du festival sur www.mairie-rueilmalmaison.fr

http://www.rueil-tv.com/video/semaine-du-court-metrage-berenger-le-recompense/

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